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les noirs pendant la shoa

 
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larouge
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MessagePosté le: Sam 21 Fév - 13:01 (2009)    Sujet du message: les noirs pendant la shoa Répondre en citant

 Les persécutions des Noirs, de 1933 à 1945, en Allemagne nazie et dans les territoires occupés par celle-ci, se manifestèrent par l'isolement, la stérilisation, les expériences médicales, l'incarcération, les brutalités et les meurtres. Toutefois, les Noirs ne firent pas l'objet d'un programme d'extermination systématique comme ce fut le cas pour les Juifs et d'autres groupes de population.
Après la Première Guerre mondiale, les forces de l'Entente privèrent l'Allemagne de ses possessions coloniales. Les soldats allemands qui s'y trouvaient (Schutztruppen), ainsi que les missionnaires, les bureaucrates et les colons allemands rentrèrent au pays et y rapportèrent leur racisme. La séparation entre Blancs et Noirs fut ordonnée par le Reichstag (Parlement allemand), qui édicta une loi contre les mariages mixtes dans les colonies africaines.
 



 Suite à la Première Guerre mondiale et au Traité de Versailles (1919), les forces victorieuses occupèrent la Rhénanie, dans l'ouest de l'Allemagne. L'utilisation de troupes coloniales françaises, en partie composées de Noirs, dans le cadre de ces armées d'occupation, exacerbèrent le racisme anti-noir en Allemagne. La propagande raciste allemande dépeignit alors les militaires noirs comme des violeurs de femmes allemandes et les accusa d'être porteurs de maladies, en particulier, vénériennes. Les enfants de soldats noirs et de femmes allemandes furent appelés les "bâtards de Rhénanie". Les Nazis, qui n'étaient encore qu'un petit mouvement politique, les considéraient comme une menace pour la pureté de la race germanique. Dans son livre Mein Kampf (Mon combat), Hitler accuse les Juifs d'avoir intentionnellement amené les "Nègres" en Rhénanie, afin de porter atteinte à la race blanche, par un inévitable "abâtardissement".
Les enfants mulâtres, afro-allemands, furent marginalisés dans la société allemande. Ils furent socialement et économiquement isolés et il leur fut interdit de faire des études supérieures. La discrimination raciale leur rendit impossible l'accès à de nombreux postes, y compris dans l'armée. Avec la montée du nazisme, ils devinrent une cible de la politique raciale. En 1937 déjà, la Gestapo (police secrète allemande) avait procédé à des rafles discrètes et effectué des stérilisations forcées sur certains d'entre eux. D'autres furent sujets à des expériences médicales, alors que certains disparurent mystérieusement.
 



 La nature raciste du régime de Hitler fut brièvement occultée pendant les Jeux olympiques de Berlin en août 1936, quand Hitler permit à 18 athlètes noirs de participer à la compétition au sein de l'équipe des États-Unis. Cependant, l'autorisation de prendre part aux Jeux était accordée par le Comité international olympique et non pas par le pays hôte.
 



 Les Allemands ayant la peau noire furent aussi victimes de persécutions racistes et raciales. Aussi bien avant qu'après la Première Guerre mondiale, beaucoup d'Africains se rendaient en Allemagne : ils étaient étudiants, artisans, artistes de cabarets, anciens soldats ou petits bureaucrates coloniaux, tels les leveurs d'impôts, qui avaient travaillé pour le gouvernement colonial. Hilarius (Lari) Gilges, un danseur professionnel, fut assassiné par les SS en 1933, probablement parce qu'il était noir. Après la Seconde Guerre mondiale, son épouse, allemande, reçut une indemnité du gouvernement allemand pour le meurtre de son mari par les Nazis.
Certains Noirs américains, capturés en Europe occupée par l'Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale, furent aussi victimes du régime nazi. Nombre d'entre eux, comme l'artiste de jazz Valaida Snow - une femme -, furent emprisonnés dans les camps d'internement de l'Axe pour les nationaux étrangers. L'artiste Josef Nassy, qui vivait en Belgique, fut arrêté au titre d'ennemi étranger et détenu pendant sept mois dans le camp de transit de Beverloo, en Belgique occupée par l'Allemagne. Il fut transféré ultérieurement en Allemagne, où il passa le reste de la guerre dans le camp d'internement de Laufen et dans son sous-camp, Tittmoning, en Haute-Bavière.
Les Noirs européens et américains furent aussi pris dans le système concentrationnaire. Lionel Romney, de la marine marchande américaine, fut emprisonné à Mauthausen. Jean-Marcel Nicolas, un citoyen haïtien, incarcéré dans le camp de concentration de Buchenwald puis dans celui de Dora-Mittelbau. Jean Voste, un Belge d'origine africaine, fut emprisonné dans le camp de concentration de Dachau. Bayume Mohamed Hussein, du Tanganika (aujourd'hui la Tanzanie) mourut dans le camp de Sachsenhausen, près de Berlin.
Bien des soldats noirs tombés aux mains des Nazis furent incarcérés illégalement et maltraités, ceci à l'encontre des règles des Conventions de Genève (Conventions internationales sur la conduite de la guerre et le traitement des soldats blessés et prisonniers). Le lieutenant Darwin Nichols, un pilote noir américain, fut incarcéré dans une prison de la Gestapo à Butzbach. Les soldats noirs des armées américaine, française et britannique furent enrôlés dans des travaux forcés de construction, parfois jusqu'à ce que mort s'ensuive, ou moururent de mauvais traitements dans des camps de prisonniers de guerre. D'autres ne furent même jamais faits prisonniers : ils furent immédiatement tués par les SS ou la Gestapo.
Quelques Noirs des forces armées américaines furent des libérateurs des camps et ainsi témoins des atrocités nazies. Le bataillon 761 (une unité de blindés entièrement composée de Noirs), rattaché à la 71ème Division d'Infanterie de la IIIème armée américaine, placée sous le commandement du général Georges Patton, participa, en mai 1945, à la libération de Gunskirchen, un sous-camp du camp de concentration de Mauthausen.


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MessagePosté le: Sam 21 Fév - 13:01 (2009)    Sujet du message: Publicité

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larouge
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MessagePosté le: Sam 21 Fév - 13:01 (2009)    Sujet du message: les noirs pendant la shoa Répondre en citant

 
Solidarité/article
Oubliés de l'histoire, les Noirs des camps d'extermination nazis

   PROPOS RECUEILLIS PAR LÉLÉ ADAM CERF, INFOSUD    

Paru le Mardi 16 Novembre 2004


.
FILM - Le documentaire du journaliste ivoirien Serge Bilé raconte le drame méconnu des Afrodescendants assassinés dans les camps.

Combien de Noirs africains et antillais ont fini dans les camps nazis? Qui étaient-ils? Les livres ont tendance à omettre ce pan de l'histoire. C'est pour lever cet oubli que Serge Bilé, journaliste ivoirien à RFO Martinique, a collecté dans un documentaire réalisé en 1995 les témoignages de survivants. Depuis six mois, Noirs dans les camps nazis connaît une nouvelle vie. Il fut par exemple récemment diffusé à Genève en présence du réalisateur. Le récit est saisissant. Après l'arrivée d'Adolf Hitler au pouvoir, les lois de Nuremberg interdisent les mariages entre Allemands et juifs, tziganes ou «nègres», au nom de la pureté de la race aryenne. Ainsi, les premiers Noirs déportés sont allemands, rapporte le documentaire. Ce sont des immigrés des colonies et les enfants issus d'unions mixtes, après l'occupation de la Rhénanie par l'armée française et ses tirailleurs sénégalais. Dans le documentaire, c'est le cas de Husen, venu du Tanganyika (actuelle Tanzanie). Soldat émérite et décoré, il vivait à Berlin. Malgré les lois de Nuremberg, il déclare son fils né d'une relation avec une autochtone. Il est déporté au camp de la mort d'Oranienburg-Sachsenhausen, ouvert en 1933.
D'autres ont été faits prisonniers comme soldats alliés. Natifs du Sénégal, de Côte d'Ivoire ou du Congo, leurs cartes d'identité arborent la nationalité coloniale française, belge, espagnole et non la leur. Jean Nicolas, Haïtien, est mort à Paris, à l'aube de la libération en 1945. Employé à l'hôpital de Fort-de-France (Martinique), il fut déporté à Dora-Mittelbau. Il dut sa survie à la ruse, se faisant passer pour un pilote américain, puis un médecin. Un cas parmi tant d'autres.

Comment avez-vous retrouvéles survivants de la déportation?
– Un reportage diffusé en Martinique sur le chanteur John William disait qu'il avait été déporté. Surpris, j'en ai conclu qu'il n'était sans doute pas le seul. En juin 1995, je me rends à Strasbourg au Congrès national de la Fédération des déportés de France et j'interroge tout le monde. Mais c'était dur pour ces gens de se souvenir. Quelque temps après, du Musée de l'holocauste de Washington, j'ai reçu une photo de deux déportés au camp de Dachau, dont un Congolo-Belge. Je l'ai montrée aux mêmes personnes et il s'est produit comme un déclic dans les esprits. John William se souvenait d'un Sénégalais, Dominique Mendy. De fil en aiguille, auprès des anciens combattants au Sénégal, un ami a pu retrouver sa trace. Le travail était ardu car les sites traitant de la question sont presque inexistants. Le Musée de Washington m'a été d'une grande utilité, tout comme le livre écrit en 1990 par John William. On évalue le nombre de déportés noirs entre 10 000 et 30 000. La majorité, pour des faits de résistance.


Comment réagissent aujourd'hui les Allemands?
– Ils savent que l'envoi des Noirs dans les camps n'a pas débuté avec Hitler. En 1904 déjà, voulant coloniser la Namibie, les Allemands se sont heurtés aux bergers Herero. Pour briser cette résistance, ils les envoyaient dans des camps de concentration où les victimes étaient alors pendues et non gazées. Quelque 7000 personnes sur 80 000 ont survécu. Jusque là, l'Allemagne refusait de reconnaître ce génocide. Cette année, pour la première fois, elle a officiellement demandé pardon aux Herero mais refuse de leur accorder réparation.


Le soixantième anniversaire du Débarquement a permis une certainereconnaissance aux tirailleurs sénégalais. Qui doit réhabiliter l'histoire des déportés noirs?
– Les Noirs eux-mêmes. Mais pour nombre d'Africains, le quotidien difficile est plus important que l'histoire. Pourtant, la mémoire aussi contribue à donner aux populations leur dignité. »Autre frein: cette notion mythique de l'oralité. Des milliers de tirailleurs sénégalais survivants de la Seconde Guerre mondiale, tout comme les déportés, très peu ont écrit.
»On se demande aussi pourquoi il y a un Musée de l'holocauste à Washington et pas un de l'esclavage. Mais quels sont aujourd'hui les pays africains qui commémorent l'esclavage? En Martinique et en Guadeloupe, les Antillais commémorent l'abolition de l'esclavage et non l'esclavage lui-même. Les Noirs ont souvent honte de leur histoire et traînent un complexe d'infériorité. Mais elle n'est pas moins importante qu'une autre. Il faut se réapproprier son histoire, sa propre mémoire, la respecter pour que d'autres fassent de même.

En 1995, sur cent chaînes de télévision contactées, seules TV5 Afrique et la chaîne câblée Histoire ont diffusé votre documentaire. Pourquoi ce regain d'intérêt aujourd'hui?
– Après dix ans de désintérêt presque total, depuis six mois, d'une projection à l'an, je suis passé à une par mois. Je pense qu'aujourd'hui, les Africains et Antillais qui vivent en Europe veulent mieux asseoir leur identité. Des groupes comme l'Association des jeunes d'origine africaine (AJOA) à Genève, l'Association Diaspora Afrique à Paris, ou encore le Carrefour de réflexion et d'action contre le Racisme anti-noir (CRAN) à Zurich ont organisé des conférences autour de mon film. La première projection en Allemagne s'est faite en août dernier. L'Initiative Schwarze Deutsche qui réunit les Noirs de Berlin a montré le film dans le cadre de sa rencontre estivale annuelle. En Martinique, il y a eu une projection dans les écoles. En Afrique, les chaînes nationales ont reçu le documentaire et en Côte d'Ivoire et au Sénégal, il a suscité un intérêt énorme chez les jeunes. D'ailleurs, TV5 Afrique a de nouveau diffusé le documentaire le 8 novembre.
Infosud

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MessagePosté le: Sam 21 Fév - 13:03 (2009)    Sujet du message: les noirs pendant la shoa Répondre en citant

N° 16 Mai 2002  
Victimes oubliées du Nazisme  
Quand les Nazis arrivent au pouvoir en Allemagne en 1933 des centaines d'enfants, fruits des amours entre allemandes et soldats africains des troupes françaises qui occupèrent la Rhénanie en 1918, vivent en Allemagne.  
A slide for a lecture on genetics and race at the State Academy for Race and Health in Dresden  
Ca. 1936. Library of Congress
Dans Mein Kampf, Hitler écrivait que ces enfants étaient nés d'un complot Juif visant à batardiser l'Europe. Sous le régime Nazi, les enfants afro-allemands furent catalogués "Batards Rhénans" stérilisés de force et déportés.  
Peu de gens savent que les Noirs ont souffert comme les Juifs de la persécution nazi. Mais de nombreux documents témoignent pourtant de l'existence de ces victimes oubliées du régime Hitlérien.
On y découvre entre autres détails, que l'idée de stériliser la race Noire est née en Namibie, bien avant la première guerre mondiale, dans le cerveau d'un généticien allemand, le Docteur Eugen Fisher, pour qui les rapports sexuels entre colons allemands et femmes africaines représentaient une menace pour la pureté génétique de la race aryenne.
Dans le même registre, les quatre années de rébellion des Herero contre les colons allemands en 1904, se soldait par la mort de 60 000 membres de cette ethnie, soit 80% de ses membres. Les survivants furent enfermés dans des camps de concentration et utilisés, prélude à ce qui allait advenir trente ans plus tard, comme des cobayes pour des expérimentations médicales.
Les recherches ont montré que la communauté Noire allemande forte de quelques 240 000 membres était la cible principale du programme de stérilisation nazi. Hitler n'avait pas imaginé tout seul la supériorité aryenne et l'infériorité des Noirs. Il y avait été aidé par les théories d'un zoologiste allemand du 19ème siècle, Ernst Haeckel, pour qui les "cheveux laineux des nègres" suffisaient à prouver l' incapacité de la race Noire à évoluer vers une intelligence supérieure. Une interprétation du Darwinisme évidemment tirée par les cheveux !
L'obsession nazie pour la pureté raciale et l'eugénisme fut encore renforcée après 1918, à la suite de la défaite allemande lors de la première guerre mondiale. Selon les termes du traité de Versailles, l'Allemagne se voyait dépouillée de ses colonies d'Afrique et obligée d'accepter l'occupation de la Rhénanie. Le déploiement de troupes d'occupation composées de soldats africains des colonies Françaises acheva d'humilier les Allemands.
Le scandale de la présence d'Africains parmi les troupes d'occupation fit les gros titres des journaux et de nombreux films de propagande furent tournés qui montraient des femmes allemandes fréquentant des soldats Noirs.
En 1936, Hitler réoccupait la Rhénanie et engageait aussitôt son programme contre les Noirs. Fin 1937 au moins 400 métis étaient stérilisés de force et 400 autres disparaissaient dans les camps.
Hans Hauck, une des victimes du programme de stérilisation d'Hitler, raconte: "Nous avions la chance de ne pas être destinés à l'euthanasie; nous étions seulement stérilisés. Il n'y avait pas d'anesthésie. Une fois reçu mon certificat de vasectomie, on m'a fait signer un papier par lequel je m'engageais à ne jamais avoir de relations sexuelles avec des Allemands.
Dès 1932 au cours d'un discours à Bresau, Hitler avait menacé d'envoyer les Africains, les Juifs et toute personne non-aryenne dans les camps s'ils ne quittaient pas immédiatement l'Allemagne. Mais la plupart des Noirs en Allemagne n'avaient aucun moyen d'échapper à cette menace: ils étaient Allemands, avec des passeports allemands et n'avaient nulle part ailleurs où aller. Quelques-uns se réfugièrent en France et d'autres essayèrent de rallier les anciennes colonies allemandes d'Afrique qui étaient sous contrôle de la Ligue des Nations depuis 1920. Mais les autorités coloniales britanniques refusèrent de leur accorder le statut de réfugiés sous prétexte qu'ils avaient pu combattre du côté des Allemands pendant la première guerre mondiale.
De nombreux Noirs allemands résistèrent à la montée du nazisme, tel Lari Gilges dans sa ville natale Dusseldorf qui fut abattu par les SS en 1933, dès l'arrivée d'Hitler au pouvoir. On connaît mieux l'histoire des artistes Noirs et métis qui travaillèrent pour le Hillerkus Afrikaschau pour échapper aux persecutions.
Comme le raconte Elizabeth Morton: "Mon père était un des fondateurs du Afrikaschau. Il y avait de tout: des danses, des chansons, des acrobaties, des intermèdes musicaux, des claquettes. Cétait un show complet et l'Afrikaschau est vite devenu l'endroit à la mode pour les Noirs.
Bien entendu les SS interdirent ces spectacles en 1940. Mais le chef de la propagande nazie, Josef Goebbels, avait besoin de figurants Noirs pour réaliser ses films sur la supériorité de la race aryenne; des films comme Congo Express, Couac en Afrique ou Tatie Wanda en Ouganda qui présentaient l'Allemagne comme une puissance coloniale protectrice et bienveillante.
L'acteur Noir Werner Egiomue raconte: " Nous avions un agent qui avait l'adresse de tous les Noirs de Berlin. La Chambre de Commerce du Reich était en contact avec lui pour les castings. Au studio on s'amusait bien mais dehors on pouvait être arrêté. Au studio on était en sécurité."
Theodore Michael, un des plus grands acteurs allemands de l'époque témoigne de son expérience: " Les Noirs en Allemagne étaient conscients du fait que si les Nazis voulaient se débarrasser de nous ils pouvaient le faire en un rien de temps. Ils m'avaient envoyé travailler dans une fabrique de munitions. Ce sont des soldats Russes qui nous ont libérés. Ils étaient étonnés de trouver un Noir encore en vie en Allemagne. "
Les Noirs allemands n'étaient pas les seuls à être la cible des Nazis, les soldats Noirs avaient eux aussi droit à un traitement spécial. Entre 1939 et 1945 on estime que 200 000 soldats des troupes coloniales ont servi en Europe. Les Nazis réservaient un sort particulier aux soldats Noirs. Pour eux la Convention de Genève ne s'appliquait pas. Les SS les privaient de nourriture et les laissaient tout simplement lement mourir de faim. Un document des actualités filmées de l'époque montre des soldats et des civils Noirs en train de fouiller dans les ordures pour trouver de quoi manger au camp de prisonniers de guerre d'Hemer près de Dortmund. Personne ne sait combien de prisonniers de guerre et de civils Noirs sont morts dans les camps aux mains des SS. Les Juifs étaient enregistrés comme Juifs, les Noirs étaient enregistrés selon leur nationalité.
Johnny William, dont la mère était Africaine et le père Français, a donné une descrition de la vie dans un camp de concentration. Johnny avait été arrêté par la Gestapo et envoyé au camp de Neugengamme près de Hamburg. " On était cinq ou six Noirs. Dès notre arrivée les SS nous ont séparés des prisonniers Blancs. Ils nous considéraient comme des sous-hommes, des animaux, des singes."

© http://www.awigp.com/default.asp?numcat=Afrogerman


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larouge
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MessagePosté le: Sam 21 Fév - 13:05 (2009)    Sujet du message: les noirs pendant la shoa Répondre en citant

De :
larouge243
Envoyé : 12/11/2006 10:55
Réponse
Conseiller
Supprimer    Message 4 sur 4 dans la discussion 
De : <NOBR>
philaera</NOBR>
Envoyé : 30/10/2005 21:30
Quelqu'un a-t-il lu ce livre ? Cette époque m'intêresse depuis de nombreuses années et c'est vrai que c'est la première fois que j'attends parler de la déportations des noirs.
Philaera

non philaera, je ne l'ai pas encore lu
la rouge



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